mercredi 24 mars 2010

Les tuyaux en écheveaux



Merci à Cécil Lavastre du CSP Montélimar pour cette très intéressante vidéo réalisée en marge d'une formation MTEA .
Le SDIS 26 ne pratique pas encore ces techniques, mais à suivre ... là-bas ou ailleurs !

13 commentaires:

fireball a dit…

bonjour,

cette méthode en écheveaux appelée z eto ,n'est pas une nouveauté me concernant:en 2007,pour un site,j'avais été à la pêche aux vidéos sur des sites américains,et j'avais réuni de nombreuses vidéos et techniques pour plier les tuyaux en écheveaux.je suis ravie que la méthode se soit affinée et qu'elle puisse rendre service aux SP en france. cette méthode est fortement inspirée des "bundles" aux USA.

pour moi,rien de neuf:un gain de temps pour les pompiers et d'efforts!

ludo45 a dit…

Je constate avec plaisir que le tuyau en "O" ou "coil method" fait son chemin dans plusieurs départements, reste maintenant à concrétiser et mettre en application sur le terrain sur le plus de centres possible à travers la France pour avoir un retour et pourquoi pas adopter cette technique dans nos GNR! Ayant eu l'opportunité de l'utiliser en intervention, personnellement à plusieurs reprises, j'en suis tout à fait satisfait. Un bémol pour l'utilisation des sangles, un collègue à eu un souci sur un feu de voiture, le bout de sangle qui dépassait avait été enroulé sur la sangle elle même, pour faire propre (contrairement à ce qui avait été préconisé), il n'a pas eu le temps de dérouler celle- ci avant l'arrivée de l'eau et une fois le tuyau en pression tout était bloqué, à savoir que l'équipier déroule toujours ces tuyaux et ouvre ou fait ouvrir en établissant du point d'attaque au point d'eau.
Pour palier tout risque que cet incident ne se répète nous utilisons de la rubalise qui se déchire à la mise en eau.
Toutefois en établissant du point d'eau au point d'attaque avec ouverture sur ordre on écarte le risque de surprendre le chef d'équipe avec une mise en eau alors qu'il n'est pas prêt.
J'aimerai savoir dans quels autres centres cette méthode à été testé ou mise en pratique et connaitre leurs impressions.
Pour ce qui concerne le CSP d'Orléans centre le seul point négatif est celui que j'ai signalé plus haut et qui découle d'une erreur de conditionnement.

Forny a dit…

Salut,
Établir fasse au feu me semble à contre sens....
Quel bordel si il faut faire marche arrière, et si il n'y a pas assez de tuyaux?? et si le driver envoi la sauce avant d'être arrivé??

A quand une directive nationale et des travaux en commun sur l'emploi de ces techniques, chaque structure départementale fait sa mixture, rien n'est vraiment définis. pourquoi pas un consensus commun tel qu'il existe en secourisme avec l'ONS???
A oui, il faut amortir les centres de formation départementaux et les budgets colossaux qui vont à contre courant d'une mutualisation du savoir....Pourquoi une école unique pour les officiers, et pas pour les autres???

FORNYLACEURDEPAVEDANSLAMARRE

ludo45 a dit…

Bonjour Forny, à tu déjà testé ce type d'établissement? Merci de nous faire partager ton expérience. Dit-tu que nos confrères Canadiens (qui établissent face au feu) n'établissent pas comme il faut? J'aimerais avoir leur avis sur le sujet, peut être à tu raison?
Je me souvient avoir établis face au feu pendant des années avant la sortie du GNR phénomènes thermiques, rappelle toi la LDT, utilisée pour la plupart des feux et qui à eue du mal à sortir des habitudes, c'était bien pratique de partir avec la lance jusqu'au point d'attaque et de COMMANDER l'ouverture au moment que l'on voulais. C'est pas la méthode qui a contraint à l'abandon de la LDT sur les feux de structure mais son débit insuffisant. Ne rejetons pas une méthode de travail qui porte ses fruits ailleurs pour seul motif notre ignorance, essayons, testons et au besoin adaptons celles-ci. La formation incendie n'évoluera que par ceux qui combattent le feu, donc les changements viendrons d'en bas puisque en haut le débat n'est pas là, d'accord avec toi qu'une concertation nationale serai plus efficace, mais on fait quoi en attendant? Rien? On reste cantonné dans nos méthodes qui de par mon expérience arrivent à leurs limites? Je me refuse à me laisser aller, notre métier nous oblige à nous remettre en question tous les jours pour ne pas rentrer dans la routine tueuse, alors je préfère voir des pompiers qui testent chacun dans leur coin des méthodes qui ,aux vues des différentes vidéo, se ressemblent ou reprennent les mêmes concepts. Dans leur coin n'est pas vraiment exact car tu remarquera que la plus part des "testeurs" font partager leurs expériences par le biais de site comme celui-ci (je les salue au passage pour leur travail de partage, leur ouverture d'esprit, et de nous permettre ces échanges fructueux).
Un feu évolue toujours, à nous d'évoluer aussi!

Forny a dit…

Ludo45,
Je ne remet pas en question les expériences des uns ou des autres, je regrette quelles se fassent chacune dans son petit coin...l'avantage c'est que le SDIS 26 le diffuse, et que l'on puisse justement en débattre. Tout le monde est d'accord pour dire que les règles actuelles (GNR) sont obsolètes, mais personne n'est capable de mutualiser ses connaissances pour porter un projet concret d'évolution devant les pontes "décideurs". Des gens comme Pierre Lamballais, ou d'autres sont regardé, helas, comme des extraterrestres.
Notre passion souffre de latence, et mérite des sites comme celui-ci pour démontrer le dynamisme qui pourrais résulter d'un travail en commun et d'une réflexion à l'échelle des pompiers de France en général.
Je suis convaincu qu'il faille faire évoluer les techniques, et je ne suis pas partisans de la pantouflardise de certain devant les nouveautés, comme tu sembles le croire.
La LDT, c'est vrais, partait bille en tête au devant du feu. Avec un prolongement au cas par cas fait par le conducteur, un peu moins facile à faire avec le poids d'un boyaux de 45....
La LDT, de par mon expérience parisienne, se trompait de chemin parfois dans le dédale des immeubles Hausmaniens, encore une fois, le tuyau était moins lourd pour reculer....
La LDT, était plus robuste, par son caractère semi-rigide et ses demi-raccords GFR, meritant un peu moins d'attention lors du cheminement de l'eau pour éviter les coudes....
Avec les pertes de charges qu'imposait le faible diamètre d'un tuyau de ldt, le conducteur envoyait la soudure par défaut, là, avec 500l*min-1, il faut qu'il devine ou est partis le binôme, puisque que personne ne reviens le voir.....
Je suis séduis, comme m'avais séduit le sac d'attaque à l'époque, ou comme me séduisent les lignes d'attaque en écheveaux, mais je reste septique sur le fait d'établir cette toile dans ce sens, pour tous les défauts que l'on trouvait à la LDT d'alors....
Et rassures toi, la critique constructive n'est jamais délétère, contrairement à la critique gratuite, qui elle permet de ne pas évoluer....

Cordialement

Forny

ludo45 a dit…

Bonjour Forny
Je comprend mieux ton point de vue.
Le problème de la mise en eau se règle avec des radios, l'ordre étant donné au conducteur quand le binôme est arrivé au point d'attaque et est prêt. Cela implique d'équiper les chefs d'équipes de matériel de communication (on est au 21ème siècle) ce qui représente un budget certes mais quel confort et le conducteur peut prévenir le BAT d'un problème d'alimentation, attention à appliquer des procédures radios strictes. Pour ce qui est de revenir en arrière en cas d'erreur de cheminement, tant que l'établissement n'est pas en eau les tuyaux reste assez facile à porter . Mon centre a testé cette méthode il y a quelques temps, quand il y a eu erreur c'est que la reco n'était pas faite, dès que le chef d'agrès avait situé son sinistre et défini son cheminement (comme normalement fait) aucun problème, et même, un gain de temps et d'effort. Avantages non négligeable (si tu te trompe pas) quand tu te présente face au feu, ton établissement étant déjà fait l'eau arrive donc plus vite à la lance, ton binôme n'est pas dissocié et ton équipier est plus frais que si il avait fait 3 fois le trajet (1 pour aller au point d'attaque, 1 pour établir jusqu'à l'engin, 1 pour revenir au point d'attaque). Si le chef d'agrès a un doute sur le chemin à prendre rien ne l'empêche de faire attendre son binôme à un point et continuer seul pour les appeler par la suite si il s'avère que c'est le bon accès. Moi non plus je ne m'extasie pas devant les nouveautés et cette technique d'établissement n'en est pas une les nord Américains l'utilisant depuis des années. Il serai intéressant de connaitre leurs avis sur la question et comment ils pallient aux problèmes que tu à avancé.
Merci pour cette discutions constructive et je ne manquerai pas de prendre tes observations pour des essais futur.
cordialement
Ludo45

CECIL a dit…

SALUT
je ne pensais pas qu'une simple vidéo destiné à faire évoluer les mentalités, génèrerait de tels commentaires.

Rien de bien nouveau.

L'établissement des tuyaux en écheveaux est plus ergonomique du point d'eau au point d'attaque mais demande une meilleure reco. Mais pourquoi pas dérouler du point d'attaque au point d'eau si celà se justifie, mais celà sollicite un peu plus le BAT.

Pour info ce n'est pas le sdis 26 qui diffuse cette vidéo mais un groupe de stagiaires MTEA qui regroupait La drome, la vendée,le haut rhin, le territoire de Belfort, la savoie, la haute savoie, les hautes alpes.

Si ça c'est pas de l'échange d'information!
On l'a fait en marge de la formation parce que l'on ressentait le besoin d'échanger sur ce sujet et de garder un souvenir.

Nous n'avons rien inventé mais seulement échangé nos point de vue. Le seul but de cette vidéo est de se poser des questions et susciter la curiosité des réticents (dont je faisais parti)pour essayer et comparer.
Personnellement j'ai comparé, en manœuvrant, ce qui se fait à la BSPP, au BMPM, dans le 44 et dans le 91, histoire de me faire un avis non pas critique mais constructif.
Depuis cette formation on échange pas mal sur cette technique et sur la barre Halligan (dont j'ai traduit un document qui ai sur le site de PL Lamballais, comme quoi il y a de l'échange)

En espérant susciter la curiosité plus que la "critique"

a+

Cec

ludo45 a dit…

Bonjour Cecil, merci pour cette vidéo.
L'essai auquel j'ai participé était basé sur ce que pratique le 44, j'ai pu voir une vidéo sur ce qui ce fait à la BSPP, un SPV de mon centre étant à la brigade j'ai pu en discuter avec lui, par contre je n'est pas d'info sur ce que fait le bataillon, si quelqu'un en a, je suis preneur.
Le 44 et la BSPP n'ont pas la même approche opérationnelle: la BSPP intégrant la ventilation et la création d'ouvrants à leurs établissement en écheveaux, en 70 et 45, du point d'attaque au point d'eau (technique vraiment intéressante) quand au 44, de ce que j'en sait, c'est surtout une recherche d'efficacité et d'ergonomie.

cordialement

Ludo45

Stéphane a dit…

Content de voir des passionnés du métier échanger ...
Concernant ton post Forny, je comprends ta frustration et ton envie de voir évoluer la profession. Le fait est que nous avons créé ce blog après le constat du retard que nous avons pris et des attentes de la communauté pompier. Même si je regrette comme toi le manque de réactivité concernant la sortie de nos GNR, à défaut, je ne peux qu'apprécier ces réflexions de petits groupes, même isolés, comme celui de Cécil. L'ouverture doit se faire en gardant à l'esprit de ce qui est hors cadre. Je ne m'avancerai pas comme certains à présenter des techniques de manière radicale, établie devant se substituer à nos références actuelles. Je suis plus à observer, recenser, digérer et partager en espérant que notre démarche finira, avec d'autres, par interpeller les référents de la Sécurité Civile sur l'impérieuse nécessité d'utiliser et de fédérer les compétences de chacun pour faire évoluer notre profession à risque.

ludo45 a dit…

bonjour Stéphane
Tu à su résumé, en mieux, ce que j'ai chercher à dire, et ma vision est identique à la tienne.
Désolé si mes propos on pu choquer, là n'était pas mon intention. Je ne remet pas en question nos techniques pour les faire remplacer par d'autres, mais plutôt pour les faire évoluer. Dans les premières années de ma carrière un ancien me répétait souvent qu'un pompier devait savoir s'adapter et être capable d'apporter une réponse à la plus part des situations aux-quelles il est confronté, comme il n'y a pas de solution unique c'est pour cela qu'il faut en avoir plusieurs à sa disposition.

Rester prudent

Cordialement

Ludo45

Stéphane a dit…

Au lieu de sangles, essayez d'attacher le tuyau avec de la rubalise . Vous verrez , c'est surprenant : suffisamment résistant pour résister au déplacement, inutile de perdre du temps à la déchirer (avec la mise en pression cela ce fait tout seul à tous les coups), et puis un argument de poids, cela ne coute pas grand chose ;)...

Anonyme a dit…

Bonjour,

Intéressant comme technique.

Mais dans ma formation de base de sapeur, je me souviens m'être fait rappelé à l'ordre parce que je trainais les raccords par terre lors du démontage de l'établissement...

Anonyme a dit…

bonjour,
j'ai parcouru les commentaires concernant l'établissement des tuyaux en O.
Dans le département du nord, cette technique commence a être employé(depuis 4 mois environ au cis Roubaix) et des retours positifs (rapidité d'exécution, facilité de progression et de manoeuvre ...etc).
une mise en page et une vidéo sont en préparation pour pouvoir l'exécuter à l'ensemble du département ou du moins essayé de le faire.
Petite chose à voir l'emplacement dans les engins car le chsct à mis son véto sur ce sujet.
Par contre je ne comprends pas pourquoi il faut établir face au feu puisqu'on garde les régles d'établissement actuels l'attente du chef peut aussi bien se faire dos au feu, d'autant plus que , je prends l'exemple d'un feu d'appartement, on établira à n-1!!
En parlant des radios, ici du moins, les binômes sont reliés par radio donc pas de soucis à ce niveau (radio pas atex ;) )voilà un résumé de notre position dans le département du Nooord!!!