lundi 22 avril 2013
Témoignage de sapeurs-pompiers blessés
Je trouve particulièrement riche ce type de RETEX . Il montre l'ouverture d'esprit de ce corps qui ne se cache pas derrière le devoir de réserve et le secret professionnel pour faire avancer la sécurité. Certes le temps de l’enquête et de l'analyse est nécessaire mais passé ce dernier, ce type d'exercice de communication est particulièrement riche d'informations.
dimanche 4 novembre 2012
2 pompiers décèdent lors d'un tragique incendie
Selon le site Internet du quotidien La Provence, les pompiers seraient rentrés dans l'habitation équipés de caméras thermiques, lances et masques, pour une intervention a priori banale. Un phénomène thermique se serait produit, provoquant l'embrasement de toute la maison.
Un service endeuillé pour la troisième fois en un peu plus de deux ans
Le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Alpes-de Haute-Provence, composé de 66 pompiers professionnels et de 1450 pompiers volontaires, est endeuillé pour la troisième fois en un peu plus de deux ans. En juillet 2011, deux pompiers volontaires étaient morts électrocutés à Annot alors qu'ils intervenaient dans une ferme. L'année précédente, en juillet 2010, un autre pompier volontaire du département avait péri, victime d'émanations de monoxyde de carbone lors d'une intervention dans une cave inondée à Oraison.
"Take care and stay safe"
dimanche 27 mars 2011

Huit personnes ont été blessées, dont trois pompiers grièvement, lors d’une explosion survenue hier dans l’incendie d’un immeuble du XXe arrondissement de Paris. Il n’y a plus d’inquiétude pour deux pompiers mais l’état de santé du troisième reste préoccupant. Le secouriste se trouvait toujours en début de soirée au service de réanimation.
Le bilan fait également état de cinq blessés légers, dont deux autres pompiers, une policière du commissariat du XXe arrondissement et un couple.
Le sinistre, dont l’origine n’était pas encore déterminée, est survenu vers 3h40 dans une cave d’un immeuble d’habitations. Il n’a été maîtrisé que vers 6 heures et onze personnes ont dû être évacuées par mesures de précaution.
L’explosion ne serait pas dûe au gaz, l’alimentation ayant été coupée, et serait plus vraisemblablement imputable à un phénomène thermique même si cela devra être établi par l’enquête.
jeudi 18 mars 2010
Tu quoque mi fili ?
Première interrogation : pourquoi le pompier s'engage-t'il au tout début seul sans moyen hydraulique par la fenêtre !!!? -notion de sauvetage ? -
Quel que soit le contexte , very dangerous !!! Les règles de bases d'engagement sont là pour nous préserver .
L'ouverture de la fenêtre sur l'autre face accélère logiquement le développement du feu ( voir vitesse, volume et couleur des fumées à la sortie ) => "Aïe, ça pique !!! finalement je vais ressortir ..."
Deuxième question : la LDT était elle adaptée à la situation ? Je vous rappelle qu'un feu en volume clos ou semi-ouvert nécessite un moyen en eau capable de fournir 500l/min ...
La lance qui est utilisée en jet droit depuis l'autre face n'était pas forcément la plus adaptée pour refroidir (un jet diffusé d'attaque par impulsions aurait par ses gouttelettes eu un meilleur rendement et aurait certainement fait moins de dégâts par la quantité d'eau envoyée ...)
Dernière interrogation : les pompiers qui sont engagés en toitures se sentent-ils en sécurité, sans ARI ni lot de sauvetage ?
La critique a froid est toujours très facile et emprunte souvent des raccourcis sortis de tout contexte.
Cependant de tels dysfonctionnements montrent que le chemin est encore long pour que tout le monde soit formé et sont de véritables piqures de rappel sur l'importance de la lecture du feu, du F.F.C.O.S, des règles élémentaires d'engagement et de sécurité, sans quoi la Faucheuse poursuivra sans scrupules sa moisson ...
lundi 18 janvier 2010
décès d'un pompier du SDIS17
Une bien triste nouvelle qui vient endeuiller notre profession. Sincères condoléances à sa famille, ainsi qu'a tout ses proches.
mercredi 2 décembre 2009
explosion suite à une fuite de gaz
voici une vidéo issue d'une caméra de surveillance. On y voit quel dégât peut occasionner une explosion de gaz. Bien souvent nous avons tendance à traiter les opérations fuite de gaz avec nonchalance et légèreté, jusqu'au jour où...
vendredi 9 octobre 2009
Le mystère de la fumée blanche
Le Service de sécurité incendie de Montréal a décidé de prendre les grands moyens pour tenter de comprendre le mystère de cette fumée blanche.
Ces "exceptions" sont comme tous cas particuliers, des situations critiques pour les pompiers.
Ne baissons pas la garde et restons vigilants !
mardi 28 octobre 2008
Les limites des EPI
7 secondes dans un flash et nos tenues redeviennent de vulgaires textiles ... Take care and stay safe.
mercredi 24 septembre 2008
Souvenirs d'une sacrée intervention à Meaux
lundi 8 septembre 2008
Belgique, flash-over fatal pour deux pompiers

Article extrait du site Soldats-du-feu.comLe 30 août, deux pompiers sont morts alors qu’ils intervenaient pour un feu de bâtiment, à Uccle (Belgique). Les secours étaient engagés pour lutter contre les flammes qui dévastaient, depuis 14 heures, un ancien centre sportif. Lorsque les pompiers sont entrés dans le bâtiment à étage, il y a eu un flash-over fatal pour deux des soldats du feu en action, suivi par un effondrement de la structure. Un officier en stage a réussi à échapper à l’embrasement en fuyant par une fenêtre. Il a été brûlé aux épaules au 3ème degré. Les pompiers ont mis près de deux heures pour passer maîtres du sinistre marqué par une double disparition d’autant plus cruelle qu’il n’y avait aucune vie à sauver dans ce bâtiment inoccupé et laissé à l’abandon depuis une dizaine d’années. Agé de 35 ans, Patrick Batselier vivait à Anderlecht et appartenait au corps de l'héliport de Bruxelles. Alain Tacqueniere, âgé de 55 ans, habitait Grimbergen et était rattaché à la caserne d'Anderlecht. (Photos Robert Dekock)
Selon des infos qui restent encore à prendre au conditionnelles, des panneaux de bois occultaient pour partie les fenêtres de l'étage . De plus, des faux-plafonds auraient permis l'accumulation des fumées et des gaz chauds, créant ainsi les conditions de ce qui s'apparenterait plus vraisemblablement à une"smoke gas explosion" voire une "fire gas ignition". Les investigations préciseront ces hypothèses.Une pensée émue pour nos collègues disparus ainsi qu'à leurs familles.
Soyons vigilants : cela n'arrive pas qu'aux autres !
vendredi 7 mars 2008
le port du masque
Dévoilé hier, le rapport de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) reproche aux pompiers d'avoir ignoré plusieurs règles. «L'intervention est effectuée sans respecter les directives et les normes en vigueur et sans appliquer les règles de l'art», peut-on lire.
Le rapport écorche le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM). «Le SIM n'a pas assuré une bonne supervision quant au port de l'appareil respiratoire», précise le porte-parole de la CSST, Daniel Legault. La CSST leur reproche d'avoir négligé l'importance du port du masque auprès des pompiers montréalais. La fumée et l'odeur auraient pourtant dû convaincre les pompiers de revêtir leur appareil respiratoire, notent les auteurs du rapport.
Dans la nuit du 21 janvier 2006, les pompiers des casernes 14 et 18 répondaient à un appel pour un incendie au 12 495 Langelier à Montréal-Nord. Les pompiers ont remarqué une «odeur inconnue» dès leur arrivée. Ils ont tout de suite défoncé la porte de l'appartement numéro quatre d'où provenait de la fumée. La CSST note que les pompiers auraient dû disposer d'une lance alimentée en eau avant d'entrer dans le logement.
Selon la chronologie refaite par la CSST, les pompiers ont ensuite eu besoin de sept minutes pour découvrir la fumée se dégageant d'un divan. Les pompiers ont alors décidé de le jeter par la fenêtre, mais des flammes sont alors apparues.
Les flammes ont entraîné sur-le-champ l'embrasement des gaz accumulés au plafond. «La flamme se transforme en une colonne de feu qui monte du divan jusqu'au plafond qui s'enflamme. La pièce est en feu et l'eau réclamée en est au niveau de la porte d'entrée du bâtiment», peut-on lire. À ce moment, la partie faciale de l'appareil respiratoire de Marcel Marleau repose sur son épaule et il se trouve dans la trajectoire du feu. Les deux autres pompiers présents dans la pièce portent toutefois leur appareil.
La partie faciale de l'appareil respiratoire permet de résister pendant 10 secondes à des flammes allant de 800 à 1150 degrés Celsius. Le capitaine Marleau a été exposé à des flammes d'environ 600 degrés Celsius.
Les pompiers racontent avoir entendu le capitaine Marleau crier et l'avoir vu se réfugier dans la cuisine. Un pompier non identifié dans le rapport a tenté de l'«attraper» sans succès dans la minute suivante. Un confrère muni d'une lance a pour sa part tenté d'arroser vers la cuisine.
Selon le rapport, les pompiers n'ont plus entendu le capitaine Marleau environ une minute après l'embrasement. Le pompier Marleau est décédé asphyxié sur le plancher de la cuisine. Son corps inerte a été retrouvé environ 75 minutes plus tard.
La CSST reproche plusieurs autres manquements aux pompiers. L'officier commandant a mal assumé son rôle, selon la commission. Les pompiers ont aussi effectué des manoeuvres en solo, alors qu'ils doivent toujours travailler par paire. La CSST note aussi un délai «anormalement long» pour l'approvisionnement en eau.
La CSST a imposé une amende de 5000 à 20 000$ au Service de sécurité incendie. Le SIM conteste toutefois ce montant et un juge de la Cour du Québec devra le déterminer.
Le SIM a refusé de faire des commentaires hier. Sa porte-parole, Josée Gosselin, a indiqué que le service réagirait dans les prochains jours. Le syndicat des pompiers a accusé le directeur du SIM, Serge Tremblay, de «manquer de leadership» en refusant de commenter.
La CSST souligne néanmoins que le SIM a mis des mesures en place pour faire respecter le port du masque parmi les pompiers . Le décès du capitaine Marleau avait semé la consternation parmi ses confrères.
NDLR : Voici le compte-rendu d'une enquête qui m'a été transmise par notre ami Marco des Yvelines , suite à l'accident mortel d'un collègue québécois .Pour info un capitaine au Québec est un sous-officier chef d'agrés correspondant au grade d'adjudant chef en France et qu'il forme contrairement à chez nous un trio indissociable avec le binôme dont il a la responsabilité .
On peut voir que la commission n'hésite pas , de manière indépendante et publique , à "mettre le doigt là où ça fait mal " pour dénoncer toute faute ou manquement . Cela n'a qu'un seul but : que cela ne se reproduise pas ! Belle démarche , car chez nous la réactivité à des enquêtes (aux résultats souvent confidentiels) n'est pas toujours aussi évidente . Le SSIM est connu pour sa démarche pro-active et particulièrement sécuritaire ; le procès qui lui est fait est , me semble t'il injuste , pour preuve je vous mets en rappel le lien d'un précédent article sur une campagne de sensibilisation au port de l'ARA.
mardi 6 novembre 2007
mardi 4 septembre 2007
Série noire
Sans faire de démago et désolé de vous annoncer ces tristes nouvelles en fin de week end mais la Fraternité qui nous unit n'a pas de frontières.
7 SP Croates sont morts et 6 sont critiquement brûlés suite à des feux de forêts criminels (vidéo a l'appui !) sur une île au large de Split, en fin de semaine dernière.
Ils s'ajoutent aux 3 SP Grecques morts lors des immenses feux de fin août.
Une pensée pour eux et leurs proches...mais aussi pour nos Brothers US...
Car aux USA aussi sombre série, après NewYork, Boston est en deuil depuis mercredi dernier :
2 morts au feu et 2 blessés graves suite à un feu de restaurant.
Le dessin " feu Boston" ci-joint décrit les lieux et l'engagement des SP piégés par une Smoke Explosion. Plus d'infos à venir, pour les anglophones http://www.firetactics.com/

Traduction des légendes du dessin :
1 - 20h00 début de feu (dépôt de graisses) dans la hotte et ses conduits de ventilation d'un resto Thai
le feu couve pendant environ 1h00 dans le faux plafond de 20/30 cm de haut
2- 21h00 le feu se propage à la cuisine, les employés évacuent et passent l'alerte
3 - SP sur les lieux, progression et attaque de l'intérieur d'un "simple feu de cuisine"
4 - 21H12 ordre d'évacuer le toit pour les équipes y étant engagées car risque d'effondrement
5 - 21h15 Smoke Explosion puis effondrement partiel de la structure qui piègent plusieurs SP
Le RIT (Team d' Intervention Rapide = "sauveteurs de SP") s'engage et extrait les victimes.
6 - 22h00 Feu sous contrôle.
11 FPT - 6 EPA - 1 CBEA - 93 SP et Officiers sur les lieux.
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Sinon, ci-joint aussi la traduction du document original de http://www.firetactics.com/ :
http://www.firetactics.com/FLASHOVER.htm
avec sa vidéo sur le drame de Osceola.
Un beau et passionnant panel des différents Phénomènes "tueurs de SP", regroupés sous un terme général de Fire Gas Ignition qui n'épargnent guère les Notres en Europe comme ailleurs ces temps ci, aussi bonne lecture, et n'hésitez pas si vous avez des ? ou des commentaires.
On peut être fier de tout ce savoir et savoir faire Européen, non ?
Gardons la Foi pour continuer à se préparer au pire, et sus à la complaisance comme à la routine !!!
Amicalement votre.
Etienne "el Boudha"
(transfert de mail de notre ami Etienne Semence ,avec un grand merci ;)